Pollution record jusque dans l’usine d’État, salaire minimum déconnecté de ses propres statistiques, lois votées par une poignée d’élus, trésor inutilisé : les archives nationales racontent l’histoire d’un gouvernement dépassé par l’économie qu’il est censé diriger.
PARIS — Jour 741
Il suffit d’ouvrir les archives nationales pour comprendre. Tout y est : les régions, les lois, les votes, la trésorerie. Pas besoin de sources anonymes ni de rumeurs : les chiffres publiés par l’État lui-même suffisent à dresser le constat d’une gestion qui oscille entre l’inaction et l’absurde.
Nantes : l’État pollue sa propre vitrine
Nantes devait être la fierté industrielle du pays. Bonus de +30 % sur la production de nourriture, hôpital, base militaire, champs de production et zone industrielle au niveau maximum : la région a tout.
Elle affiche pourtant 51,68 % de pollution, le pire taux de France, en hausse de plus de 3 points en une semaine. À ce niveau, une entreprise nantaise conserve environ 63 % de sa production malgré son bonus, contre plus de 76 % à Ajaccio, qui n’en a aucun.
Le plus accablant, c’est que l’État participe lui-même au problème. Son usine alimentaire nationale, French Farm, une installation 5 étoiles, est implantée précisément à Nantes. Au lieu de montrer l’exemple, le gouvernement ajoute sa propre production à la région la plus saturée du pays.
Une carte à deux vitesses
Région | Pollution | Bonus |
|---|
Cali | 8,31 % | +15 % |
Barranquilla | 16,74 % | — |
Medellín | 17,00 % | — |
Marseille | 21,40 % | +15 % |
Ajaccio | 23,54 % | — |
Paris (capitale) | 27,29 % | — |
Strasbourg | 29,37 % | — |
Toulouse | 31,71 % | +5 % |
Nantes | 51,68 % | +30 % |
La France possède des régions propres, notamment en Colombie, où Cali descend sous les 10 %. Mais aucune politique ne vient orienter les entreprises vers ces territoires. Résultat : la production s’entasse là où elle est le moins efficace.
Un salaire minimum que l’État ne sait pas justifier
Le 2 octobre, le Congrès a fixé le salaire minimum à 15 FRF. Or, d’après les chiffres officiels publiés par l’État lui-même, le salaire moyen du pays s’élève à 3,40 FRF.
Le salaire minimum imposé serait donc plus de quatre fois supérieur au salaire moyen. Soit le gouvernement a fixé un plancher totalement déconnecté de la réalité, soit il publie des statistiques auxquelles il ne prête aucune attention. Dans les deux cas, c’est la preuve d’une politique salariale décidée à l’aveugle.
Sur le terrain, la conséquence est immédiate. Une unité de nourriture Q1 se vend autour de 0,167 FRF : un employé doit donc produire environ 90 unités par jour simplement pour couvrir son salaire. Le travail d’un gérant dans une usine de nourriture en produit 53.
On ne protège pas les travailleurs en fixant un salaire que personne ne peut payer. On les empêche simplement d’être embauchés.
Des lois décidées par une poignée
La France compte 1 144 habitants, mais seulement 85 actifs, soit à peine 7 % de la population.
Au Congrès, le constat est le même. L’Assemblée compte 26 sièges, mais le salaire minimum a été adopté avec 4 voix pour et 1 contre. La TVA, la taxe sur le travail et la taxe d’importation ont toutes été votées avec 4 voix.
Le 7 octobre, une proposition visant à doubler la TVA et la taxe sur le travail, de 5 % à 10 %, a été soumise au Congrès. Elle n’a été rejetée qu’à égalité, 3 voix contre 3. Il s’en est fallu d’une seule voix pour que la fiscalité des entreprises françaises double du jour au lendemain.
Un trésor qui dort
Pendant que les entreprises suffoquent, les coffres de l’État restent pleins : 887 gold et plus de 2 200 FRF dorment dans la trésorerie nationale. Au cours actuel d’environ 10 000 FRF l’or, cela représente près de 9 millions de FRF.
Une entreprise de niveau maximum coûte 370 gold : l’État pourrait en financer plus de deux. Il ne fait rien.
Des frontières qui se ferment
Le 27 septembre, le Congrès a voté un embargo commercial contre les États-Unis. Le 3 octobre, une taxe d’importation de 5 % a été adoptée.
Moins de partenaires, moins de clients, plus de barrières : au moment où l’économie française aurait besoin d’ouvrir ses marchés, le gouvernement choisit de les refermer.
Un gouvernement dépassé
Il ne s’agit plus de maladresse, mais d’incompétence. Le gouvernement dispose de tous les outils pour agir : les cartes de pollution, les chiffres du marché, les données de la trésorerie. Tout est sous ses yeux. Pourtant, l’État installe sa propre usine dans la région la plus polluée, fixe un salaire minimum en contradiction avec ses propres statistiques, laisse dormir près de 900 gold et ferme ses frontières commerciales.
La concentration du pouvoir n’arrange rien. Un seul ministre, Ephy, cumule l’Économie, le Travail et les Relations publiques. Le vice-président TikazZ occupe également la Défense. Le gouvernement repose sur une poignée de personnes qui se partagent l’essentiel des leviers, sans qu’aucune politique cohérente n’en ressorte.
Gouverner, c’est anticiper. Ce gouvernement, lui, se contente de constater, quand il prend seulement la peine de regarder. À force d’inaction et de décisions contradictoires, il ne se contente plus de laisser l’économie française décliner : il en est devenu le premier responsable.
En chiffres
Indicateur | Valeur |
|---|
Population totale | 1 144 |
Population active | 85 (7 %) |
Pollution à Nantes | 51,68 % |
Salaire minimum | 15 FRF |
Salaire moyen officiel | 3,40 FRF |
Voix pour le salaire minimum | 4 sur 26 sièges |
Or dans la trésorerie | 887 gold |
Ministères détenus par Ephy | 3 |
Jusqu’à quand ?
La France ne manque ni de régions propres, ni d’entrepreneurs, ni de moyens. Elle a de l’or dans ses coffres, des territoires à moins de 10 % de pollution et des joueurs prêts à investir.
Ce qui lui manque, c’est un gouvernement capable de regarder les chiffres en face.
Combien d’entreprises devront encore quitter le pays avant qu’il se décide à agir ?
— Alfa - Le Coq Déchainé -